Façonner sa vie grâce à ses peurs

Bonjour,

Je souhaite, aujourd’hui, vous parler des peurs qui nous empêchent d’avancer dans le façonnage de notre vie, mais qui, en réalité, sont des moteurs surpuissants pour nous aider à aller au-delà de nos limites.

Les peurs, boosters de notre vie, à tout âge

Quel que soit notre âge, nous avons tous des peurs qui nous tenaillent. Bien souvent, elles font partie de notre programmation, de l’éducation dont nous sommes victimes.

Au cours de notre enfance/jeunesse, on encre en nous ces peurs (“Ne fais pas ceci, tu n’en es pas capable”, ou bien: “C’est difficile, fais attention à ne pas rater”, ou encore: “Tu n’y arriveras jamais”, “c’est trop difficile pour toi” …) Nous avons tous eu droit à ce genre de remarques de la part de nos parents, professeurs … Ce sont des mises en garde de leur part. Peur-être le partage d’expériences mal vécues. Mais quel en est le résultat sur notre comportement ?

Nous n’osons pas faire les choses. Ces remarques écornent notre confiance en nous. Finalement, ces donneurs de conseils nous enferment dans un monde qui nous empêche de réaliser nos rêves, et, donc, de façonner notre vie, en nous faisant supporter le poids de nos/leurs incompétences présumées.La peur à tout âge

Nous devons donc utiliser ces peurs comme autant de défis à relever, plutôt qu’en être victimes.

Peut-être le succès sera-t-il au bout de l’expérience, ou pas. Mais quoi qu’il en soit, nous aurons essayé et réussi à vaincre ces peurs. Je dirais même plus, c’est que, aborder un domaine avec trop d’assurance en soi peut être dangereux, car nous sommes moins vigilants que si nous abordions ce domaine avec des peurs à combattre qui nous forcent à être plus vigilants et attentionnés. Le succès n’en sera que plus savoureux.

J’ai façonné ma vie grâce à mes peurs.

Quelques lignes sur une expérience parmi d’autres:

J’ai la trentaine. L’entreprise britannique dans laquelle j’occupe un poste saisonnier me propose de devenir son assistant des ventes de mobil-homes, et de m’envoyer en stage pour apprendre les techniques de base en Angleterre.

Je n’ai jamais rien vendu de ma vie, et mon rapport à l’argent fait que je pense que jamais je n’oserais “prendre” un chèque à quelqu’un. En plus, pour moi, à cette époque, j’ai dans l’idée que le métier de vendeur n’est pas forcément un métier pour les gens honnêtes. Dernier point, je parle un anglais scolaire, et ne suis jamais allé en Angleterre.

Donc, peur de ne pas faire un métier que j’aime, peur que les gens aient une mauvaise idée de moi, d’être ridicule, peur de me retrouver dans un pays dont je ne fais que balbutier la langue, et peur de suivre des cours auxquels je ne vais rien comprendre, et d’être la risée du groupe. Bref ! Peur de l’échec.

La peur à tout âge

D’un autre coté, j’ai besoin de ce travail. J’ai des projets d’achat de maison, ma fille n’a que 3 ans, et il me faut penser à construire le futur. La région dans laquelle je vis n’offre pas de travail pour l’hiver. C’est donc une opportunité qui se présente à moi, qu’il faut prendre, au risque de ne pas pouvoir réaliser mes projets, malgré les peurs qui m’habitent.

Je décide donc d’accepter cette proposition en me disant que, si je ne le fais pas, je risque de le regretter toute ma vie, et que, en le faisant, si je ne réussis pas, malgré la sensation d’échec possible, au moins je l’aurai fait.

Ce fut une expérience difficile, mais fort enrichissante. D’abord dans le mode de transport (conduire en Angleterre avec une voiture qui a le volant à gauche, ce n’est pas facile!), mais on apprend vite. Puis sur le mode de la communication (c’est bien connu, les autochtones pensent que les étrangers qui les visitent parlent leur langue), et l’arrivée à l’hôtel, puis la présentation au groupe de stagiaires me laissent un souvenir cuisant, avec la sensation d’être ridicule en disant des phrases émaillées de grands silences dus à une incompréhension mutuelle Sourire.

Pendant les cours, j’avais l’impression d’être sur une autre planète:

– Chaque fois que je prenais la parole, un murmure amusé m’accompagnait.

– Je prenais mes notes de cours en phonétique, car il était plus facile de noter des sons que des mots que je comprenais à moitié. Et le soir, pendant que le groupe était au bar à se détendre, je passais mon temps dans ma chambre à essayer de transcrire ce que j’avais compris en m’aidant d’un dictionnaire anglais/français (il n’y avait pas Internet à l’époque!), puis à apprendre par cœur le cours du jour, afin de pouvoir suivre le cours du lendemain.

Combien de fois ai-je failli décrocher ? Combien de larmes ai-je refoulées ? Mais c’est à ce prix-là que j’ai pu honorer l’engagement pris avec moi-même …

A la fin de cette semaine de stage, j’ai eu droit aux félicitations des formateurs, ma connaissance de la langue anglaise avait évolué de manière phénoménale, et je m’étais fait des copains que j’ai gardés longtemps.

En rentrant en France, j’ai commencé à vendre en appliquant les techniques apprises, et le point d’orgue a été lors de ma première vente à un client britannique, totalement dans la langue de Shakespeare.

Façonner sa vie avec ses peursA la suite de cela, j’ai fait une carrière de plus de 10 ans dans ce groupe britannique, et je me suis souvent félicité pour avoir eu le courage de surmonter mes peurs.

D’ailleurs, j’ai évolué et me suis retrouvé “directeur national des ventes”, ce qui m’a permis de retrouver les copains rencontrés lors de ce premier stage de vente. Parmi eux, certains, surpris de me voir, m’ont confessé qu’ils pensaient que, dégouté, je n’avais pas continué sur cette voie.

Heureux d’avoir relevé ce chalenge.

Walking beyond your limits. (Aller au-delà de vos limites).

Ce sera l’idée forte de la semaine.

Je vous souhaite une bonne semaine pleine de bonheurs et de partage.

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